![]() |
| Photo : C.Cariat Source : www.paris-normandie.fr |
Pour l'été, la Péniche du Coeur avait décidé de se refaire une beauté au Havre. Afin notamment d'améliorer l'isolation, une deuxième coque a été mise en place.
Le 8 août, une erreur, ou une mauvaise évaluation, a mis à mal le gîte de la péniche qui a failli sombrer alors qu'elle s'apprêtait à reprendre le fleuve pour retourner s'amarrer au quai parisien qui l'accueille.
Après un sauvetage spectaculaire, mobilisant beaucoup de moyen pour éviter que la péniche ne prenne l'eau, littéralement, elle est enfin de retour depuis début septembre.
Hier, c'était ma rentrée. 3ème jour de remise en route de la péniche en temps que centre d'hébergement d'urgence, ce fut une soirée plutôt calme, occupée à accueillir de tout nouveaux bénéficiaires. Le vestiaire a une fois de plus fait l'objet de mon attention, avec un autre bénévole, pour lui rendre son lustre en rangeant au mieux les draps et les affaires qui seront utiles aux personnes à bord. En gros... c'était une remise en marche et un nouveau contact.
Car ce n'est pas tout à fait la même péniche que celle quittée au mois de juin. En effet, de nouvelles réglementations ont limité le nombre d'hébergés à 55, de même que la durée du séjour. L'idée reste la même dans l'absolu : accueillir, suivre, soutenir. C'est un peu plus qu'un simple centre d'hébergement d'urgence. L'idée de réinsertion est attachée aux actes de tous. Il faut redonner à ces personnes l'envie de reprendre contact avec des réalités que la rue tend à faire oublier ou à éloigner des priorités, les remettre sur les rails d'un avenir envisageable même si le chemin à faire est rude et long. Un espace convivial où la tâche sera plus ardue encore qu'auparavant en raison du public désormais concerné, un public encore plus fragilisé qu'auparavant.
Et pour autant, la péniche n'a pas plus de moyens. Au contraire. La menace qui pèse sur la PEAD (voir l'article que je lui avais consacré) mais également la baisse des subventions publiques (quand il ne s'agit pas tout simplement de leur versement aléatoire qui fait de la gestion du budget un vrai travail d'équilibriste) font que les finances de la péniche vont avoir besoin d'un sérieux coup de pouce à l'avenir si elle souhaite pouvoir poursuivre son action dans des conditions équivalentes. Le national, à savoir les Restos du coeur, ne pourront pas nécessairement assurer le soutien à tous ses relais de la même manière.
Comme beaucoup d'association, elle n'échappe pas à la contrainte permanente du "faire mieux avec moins".
Plusieurs projets à cet égard, dans lesquels je vais très certainement m'impliquer du mieux que je le peux. Et pour lesquels, je solliciterais sans doute le petit réseau que je commence à me faire, histoire de voir ce qu'il est possible d'imaginer pour venir en aide à ce centre original qui a pour grand mérite d'être particulièrement chaleureux et convivial.



0 commentaires:
Enregistrer un commentaire